
Architecture
Architecture intérieure
Le plan de la chapelle se compose de deux ellipses concentriques inscrites dans un rectangle. Dans les retraits de la seconde, délimités par les axes, sont logés le vestibule, le chœur et six chapelles latérales. Dans les angles de la grande ellipse, des escaliers conduisent aux tribunes. Une extension à l'ouest - la chapelle n’est pas orientée - a permis d'augmenter la profondeur du sanctuaire.
Le dôme repose sur un entablement supporté par huit pilastres corinthiens de faux marbre rose comme les colonnes soutenant les grandes arcatures ouvrant sur le chœur et les deux chapelles latérales voûtées d’arêtes. Les quatre chapelles logées dans les diagonales sont couvertes de voûtes plates appareillées en éventail dont les joints dessinent des figures géométriques.


architecture extérieure
Le 18 mars 1870, un prix-fait est passé entre le supérieur de la maison et Jean-Ange Brun, pour un prix de 10 000 livres comprenant la fourniture des matériaux (pierre de Tavel et pierre de Pernes).
Ferdinand Delamonce, architecte parisien, fut vraisemblablement sollicité par les Oratoriens lors de son séjour dans notre région, à son retour d'Italie.
Cette seconde tranche de travaux est achevée en 1732, mais des dissensions entre le commanditaire et l'entrepreneur ralentissent considérablement les travaux : Jean-Ange Brun est remplacé par Jean-Baptiste Péru. EN 1742, les Oratoriens s'acquittent du règlement des parties hautes et de la façade à Péru et aux sculpteurs Jean-Antoine Vernet et André Brunel. A la mort de Péru, en 1744, son fils, Jean-Baptiste II, lui succède mais se brouille à son tour avec le père Léonard qui suivait le chantier depuis de nombreuses années et achève seul les ultimes finitions.
L'absence de plan d'ensemble, la contrainte imposée par le tracé elliptique des fondations et la succession d'intervenants sur le chantier ont pour conséquence un édifice hybride qui a coûté 95 000 livres et obéré, jusqu'à la Révolution, les finances de la communauté.
La façade en avant-corps présente un portique corinthien colossal encadrant un œil de bœuf muré. Les doubles pilastres qui le cantonnent supportent un entablement formant archivolte, ininterrompu au niveau des parties latérales, elles-mêmes surmontées d'une attique se prolongeant sur les côtés. Au-dessus des portes secondaires, se superposent des cartouches ondulants et des œils de bœuf. En retrait se détache la coupole épaulée de huit contreforts massifs et couverte d'une toiture de tuiles peu pentue.